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Le cerf, mascotte de la station de Gréolières, abattu


Réponse du Président +

Déclaration de main courante en date du 10/08/11

 

Madame,

Je fais suite à l’article de ce jour concernant le cerf  Mascotte de la station de Gréolière, lâchement abattu.

Je suis indigné de voir un tel act de lâcheté, comment un être humain peut il faire une chose pareil sans être détraqué ?

Ayant moi-même vu cet animal lors de la fête de la country dernièrement, c’était une pure merveille pour les yeux des enfants mais aussi des grands, dans quel monde vivons nous ?

Dés lundi je me porterais partie civile contre l’ignoble individu qui a fait ça, nous irons jusqu’au bout afin qu’il soit puni à sa juste valeur !!

 

Monsieur VILLARDRY Patrick

Président de la fédération de Protection Animale PACA.

 

 

Article Publié Nice Matin le samedi 06 août 2011

 

 

Danièle et Simone ne cachaient pas leur peine, hier, devant le cadavre du cerf apprivoisé qu’elles avaient surnommé Grégoire.


L’animal apprivoisé par les habitants de Gréolières-les-Neiges a été tué au milieu des immeubles tôt hier matin. Émotion et consternation.

Il s’appelait Tito pour les uns, Grégoire pour les autres. Un beau cerf pas comme les autres. Apprivoisé depuis des années, il était devenu l’idole de Gréolières-les-Neiges, la station de ski de l’arrière-pays grassois. Et hier, petits et grands l’ont pleuré. Car le cervidé, aussi élégant qu’inoffensif, a été tué au petit matin. Lâchement.

C’est Bernard qui a donné l’alerte. « Je suis sorti promener mon chien comme d’habitude vers 7 heures. Et je suis tombé sur lui, au milieu du chemin, juste à côté de mon balcon. » L’animal a été abattu par-derrière. Net. Deux balles. Dont l’une dans la colonne vertébrale. « Une dame est partie en voiture vers 5 heures et l’a vu encore vivant. Si seulement j’étais sorti plus tôt… » regrette Bernard.
«Assassinat», «acte gratuit», «braconnage minable» ? Entre émotion et colère, les habitants de la station ne mâchent pas leurs mots à l’égard de l’auteur de cette odieuse mise à mort. Personne ne sait au juste. Qu’importe d’ailleurs. Tous rendent un dernier hommage à l’animal, déplacé au bord de la route et protégé par une bâche. Dans l’attente de son corbillard en provenance du centre d’équarrissage de Carnoules (83).

 

« Il y a un fou  qui traîne avec un fusil »
Le drame s’est déroulé devant l’immeuble Les Campanules. Personne n’a rien vu ni entendu à cette heure matinale.
« On se dit qu’il y a un fou qui traîne ici avec un fusil muni d’un silencieux. L’été dernier, un sanglier que l’on avait aussi apprivoisé a été abattu. Et avant lui, un renard ! C’est pas possible de faire des choses pareilles, s’indigne Danièle qui nous a prévenus hier. Grégoire, on lui donnait à manger dans la main et il faisait comme ça pour nous remercier », poursuit-elle en inclinant la tête de côté.

Grégoire ou Tito, chacun avait ses habitudes et lui avait donné un petit nom. Mais c’est Joseph qui l’a apprivoisé voilà une dizaine d’années. Un jour d’hiver. « Il y avait beaucoup de neige. Tito en avait jusqu’au ventre. Il ne pouvait plus partir. Alors je lui ai donné à manger et il n’est plus jamais reparti. Je lui ai même aménagé un abri sous un balcon avec de la paille. Quand je l’appelais, il répondait », explique-t-il en imitant le brame du cerf. Depuis, il était devenu la mascotte du coin. Pour Simone, Cannoise propriétaire d’un appartement, c’était Grégoire. « On a affiché des photos de lui dans le hall de l’immeuble. Les enfants en étaient fous ! »

 

« C’est trop triste »
Stéphane, lui, mettait en garde les chasseurs qui viennent manger dans son restaurant, le Chalet du parc. « Je leur disais de faire attention à lui, ce n’était pas un cerf comme les autres. » Et puis il y a Alicia, écolière de 11 ans en vacances qui avait même raconté l’histoire de Grégoire à sa classe lors d’un exposé. « Il y a un an à peu près, il a eu un problème à l’œil. Les gens de la station ont appelé le vétérinaire et lui ont donné des médicaments alors ça s’est arrangé. Et maintenant, quand on va là-bas, on voit ses sabots, ses cornes et sa petite queue qui dépassent de la bâche. C’est trop triste. »

 

Déclaration de Main courante :

 

 

Le 6 août 2011 par direction


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