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Cet été, temps de chien pour nos amis à quatre pattes


Publié le vendredi 26 août 2011

 

 

En attendant une famille qui saura les aimer à nouveau.

 

 

Cette année, de nombreux animaux ont encore été abandonnés. « 5% de plus par rapport à l’an dernier » annonce Patrick Villardry, président de la Société de Défense des Animaux et de la Fédération de Protection Animale PACA. à cette augmentation, trois causes : d’abord les vacances. Parce qu’il a beau être mignon toute l’année, Médor devient encombrant au moment de faire les réservations.

Ensuite, la crise ambiante qui fait que de plus en plus de gens ont des difficultés à boucler les fins de mois. Et enfin les propriétaires d’appartements qui semblent mettre un point d’honneur à stipuler dans leurs baux de location que Médor n’est pas le bienvenu. « Attention, prévient Patrick Villardry, aucune loi n’autorise ça. »

Une conjoncture qui fait que les refuges sont saturés et que les animaux errants sont de plus en nombreux. Parce qu’il y a une chose que beaucoup n’ont pas saisie : un animal, c’est pour la vie. Mais un animal, ça donne tellement d’amour et d’affection que, sans aucun doute, ça vaut le coup. Alors, si demain vous décidez de faire entrer une boule de poil dans votre vie ; avant de dépenser des milles et des cent dans une animalerie… Pensez à ceux qui vous attendent derrière les grilles des refuges.

Rendez-vous sur www.sda-nice.com ou www.fdpapaca.free.fr

 


L’animal de vos rêves vous attend au refuge

Attablée sous l’auvent de l’accueil, Anna Le Bouzic, responsable du refuge de Carros, explique que les appels pour abandon sont légion : « Chiens et chats confondus, on reçoit une dizaine d’appels par jour et jusqu’à cinquante par semaine. »

Soudain, une des bénévoles qui rentrait chez elle revient en courant : à quelques mètres de l’entrée du refuge, il y a une caisse de transport posée à même le sol, derrière une voiture. Dans cette caisse, un gros chat noir, qui doit se demander ce qu’il fiche ici. Anna Le Bouzic soupire. La preuve par les faits.

Le matou ira rejoindre les autres abandonnés après un passage par l’infirmerie.

Le énième d’une longue série. Chiens et chats, jeunes ou adultes, petits ou grands. Ils sont des centaines à passer par le refuge de la fondation d’assistance aux animaux. Certains y passeront quelques mois, d’autres toute leur vie.

« N’hésitez pas à demander conseil »

« Nous sommes archi-complets, lâche Anna. Nous avons 80 chiens et on ne peut pas en mettre un de plus. »

Dans les enclos, Achilles, Indra, Salsa et les autres se jettent sur les grilles dès qu’une tête étrangère passe. Ce n’est pas de l’agressivité. Peut-être juste un moyen de se faire remarquer. Comme un SOS.

Pourtant, Anna est catégorique, « 80% des abandons pourraient être évités » : « Il ne faut pas que les gens hésitent à venir demander des conseils, martèle-t-elle. Quand ils veulent laisser leur animal parce que celui-ci devient insupportable, ils arrivent ici alors qu’ils ont franchi un point de non-retour. Ils veulent abandonner leur animal, point. Ce qu’il faut comprendre, c’est que dans l’immense majorité des cas, le problème de comportement vient d’un mal-être de l’animal. »

Parce que, comme un être humain, notre copain à quatre pattes peut se sentir mal dans ses baskets.

Pas que des gens bien

Le refuge récupère donc des bébêtes de toutes tailles et de tous âges… Pas toujours faciles à recaser : « Les gens veulent très souvent des petits chiens, détaille Anna, à tel point que je n’en ai plus à proposer. Et il y a aussi une espèce de racisme envers les chats noirs. C’est assez incroyable. »

Des petits chiens donc. Pas très encombrant. Mais prenant tout autant de place dans une vie. Parce que, comme les grands, ils ont besoin de sortir et de se dégourdir les pattes, aussi courtes fussent-elles.

Mais même dans le meilleur des mondes, quand un animal fait craquer une famille, Anna n’est pas sortie de l’auberge : « On se dit que les gens qui viennent ici font une belle démarche et que ce sont des gens bien. C’est faux. J’ai déjà récupéré des chiens que j’avais placés parce qu’ils étaient attachés tout le temps. »

Depuis ces mauvaises expériences, elle exerce un contrôle drastique sur chaque adoption, « quitte à passer pour une folle ». Justificatif de domicile, chèque de caution pour la future castration si l’animal est trop jeune… « Et je tiens à rencontrer tous les membres de la famille, sourit-elle. Le but c’est de trouver une vie de famille au chien. »

Le refuge de Carros est ouvert tous les jours de 14 h à 17 h. Toutes les photos et les renseignements sur www.refugedecarros.free.fr

Le 26 août 2011 par direction


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